Classé dans : Mes Editoriaux
Adieu poulardes, chapons, dindes et fois d’oies,
Pintades, truffes, homards et chocolats,
Huîtres, civets, faisans, perdrix et ananas,
Caviar, belons, tourteaux et canards gras,
Ormeaux, girolles, morilles et cédrats,
Époisses, chevreuils, marquises et kumquats,
Porcelets, soufflés, marrons, mangues et baklawa,
Myrtilles pralines, tourteaux, salers et noix,
Marbrés, mousses, confits, chutney et avocats,
Vacherins, maroilles, mesclun, jésus et baudroies,
Cèpes, macarons, oursins et lollo rossa,
Saints pierre, écrevisses, chaources et cobia,
Bris de Meaux, de Melum, de Monteraux et Aragula,
Stollen, rochers, pétoncles et nappa,
Milles feuilles, orangettes, canneberges et chasselas
Quelle effroyable oisiveté s’est emparée de moi que j’en oublie à ce point d’écrire ?
Ces deux vers de Rimbaud me reviennent comme une petite musique lancinante :
« Oisive jeunesse a tout asservi
Par délicatesse j’ai perdu ma vie
… »
Je les ai fait miens sans y prendre garde…
Picasso – le repos-huile sur toile-1932
5 commentaires jusqu'à présent
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j’aimerais bien entendre ce poème chanté sur une musique de Poulenc…
Commentaire par Le Poulet 18 juin 2008 @ 08:28Merci pour ton retour sur la blogosphère!
Il n’y a pas l’ombre d’une feuille de papier à cigarette que nous sommes enchantés de ta gracieuse paresse comme de ton activité blogueuse, cuisinière et poétrice.
Commentaire par Hermance 18 juin 2008 @ 08:37Hermance
“L’oisiveté est la mère de tous les vices, mais le vice est le père de tous les arts.”(Alfred Capus)…
Commentaire par david empereur mandchou 18 juin 2008 @ 10:49Ma chère Ethel, malgré votre absence, vous restez une artiste…
Lire Le Monde, livré par un délicat éphèbe grec aux yeux couleur mer des cyclades, attablé avec une douce praline et un capuccino, et attendre ta nouvelle recette, fébrile et curieux. 7 minutes.
Commentaire par david roi des belges 9 juillet 2008 @ 10:57Le monde est méchant, ma petite :
Avec son sourire moqueur
Il dit qu’à ton côté palpite
Une montre en place de coeur.
- Pourtant ton sein ému s’élève
Et s’abaisse comme la mer,
Aux bouillonnements de la sève
Circulant sous ta jeune chair.
Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tes yeux vifs sont morts
Et se meuvent dans leur orbite
A temps égaux et par ressorts.
- Pourtant une larme irisée
Tremble à tes cils, mouvant rideau,
Comme une perle de rosée
Qui n’est pas prise au verre d’eau.
Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tu n’as pas d’esprit,
Et que les vers qu’on te récite
Sont pour toi comme du sanscrit.
- Pourtant, sur ta bouche vermeille,
Fleur s’ouvrant et se refermant,
Le rire, intelligente abeille,
Se pose à chaque trait charmant.
C’est que tu m’aimes, ma petite,
Commentaire par Theophile Gauthier 10 juillet 2008 @ 16:15Et que tu hais tous ces gens-là.
Quitte-moi ; – comme ils diront vite :
Quel coeur et quel esprit elle a !