Classé dans : Mes Editoriaux, Mes idées de recettes, chocolat | Mots-clefs: chocolat, dessert, noel
Je vous souhaite à tous et à toutes une merveilleuse année 2009 pleine de joie et de promesses, de créativité et de somptueuses agapes.
Si il vous reste un zeste de gourmandise après les fêtes de fin d’année il est encore temps de réaliser vos propres truffes au chocolat. Elles se conservent très bien et accompagnent délicieusement le thé de cinq heures.
250g de chocolat noir à 70%.
250 ml de crème liquide entière
50 g de beurre
Poudre de cacao amer
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Y intégrer la crème et remuer jusqu ‘à obtention d’une pâte lisse, y intégrer le beurre et placer au réfrigérateur 24 heures. Le lendemain, rouler de petites boules et les saupoudrer de poudre de cacao.
Laisser reposer au réfrigérateur douze heures supplémentaires.
On peut y ajouter au moment de la cuisson une liqueur, un vieux whisky ou un vieux rhum, des noisettes, des amandes ou du café fort.

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Assise à mon bureau, dissimulée derrière mes rideaux, j’attends la neige en écoutant Renata Scotto chanter l’air de la folie de Lucia di Lamermoor. Sa voix répond aux trilles de la flûte avec une troublante perfection teintée d’une émotion à vous étreindre l’âme et le cœur.
Pauvre Lucia, forcée d’épouser un homme qu’elle n’aime pas et qu’elle tue le soir de ses noces. Elle meurt de désespoir sous les yeux de son aimé qui rentre de la guerre et qu’elle n’a plus la force de reconnaître.
Trop occupée à répéter inlassablement mélodies et autres airs d’opéra pour un concert proche, l’inspiration m’a manqué cette semaine pour me consacrer à la cuisine. Dans ces moments de travail rigoureux et intenses je cherche du réconfort dans de petites douceurs sucrées qui ne me prennent pas beaucoup de temps à préparer.
Souvenir des après midi frileux de mon enfance, petit ami de l’hiver, le chocolat chaud épicé, voluptueux en bouche s’écoule doux et chaud le long de la gorge irritée par le froid et la rudesse des vocalises trop longtemps répétées.
Merveilleux plaisir solitaire que je savoure accompagné de la plus délicate des madeleines à peine sortie du four. Un ultime abandon concédé au plaisir, m’y fait parfois plonger un petit morceau de chocolat qui fond avec douceur sur le bout de mes doigts.
La préparation du chocolat est très simple:
Je fais fondre du chocolat en morceaux (chocolat à 70%) dans de l’eau tiède puis j’y ajoute doucement, sans cesser de remuer, du lait tiède.
On peut y ajouter du sucre de canne ou du miel si on l’aime plus doux.
Une fois amené à ébullition j’y ajoute de la cannelle et je le fouette jusqu’à ce qu’il devienne bien mousseux.
Brillat-Savarin qui a appris à préparer le chocolat auprès de la supérieure d’un couvent ne s’y est pas trompé :
« Heureux chocolat qui après avoir parcouru le monde
A travers le sourire des femmes,
Trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche »
Extrait de l’air de la folie de l’opéra Lucia di Lamermoor de Donizetti chanté par Renata Scotto en 1967 à Tokyo:
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