La petite cuisine d'Ethel


Mon royaume pour un clou de girofle
17 septembre 2009, 14:55
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Paris, un 15 septembre.

Gris, gris,  gris, Paris gris,

Gris, gris, gris, Paris gris.

J’ai passé ma vie  entière à la rêver pour finir dans un brouillard de purgatoire.

La lumière est laide

La vie est laide

Paris est laide

Je suis laide.

Le souffle court, les pommettes rouges, les paupières lourdes.

Paris je te hais.

Trop tard, le soleil, tu arrives après trois jours de brume de cloaque.

J’ai noyé mes yeux dans un déferlement de mes sinus.

 Ce que je te hais.

 

Décoction de clous de girofle  contre les petits maux d’automne :

Faire bouillir un litre d’eau. Y jeter une petite poignée de clous de girofles et continuer la cuisson à feu doux encore 10 minutes à couvert.

Cela peut se boire chaud ou froid tout au long de la journée.

Les vertus antiseptiques du clou de girofle se révèlent très efficaces en cas de début d’infection  du système respiratoire. 

Fatiguée de lutter contre les vapeurs pouacres, j’ai  fini par en apprécier le goût.

 

Clous de girofle

Clous de girofle

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Piques niques d’août, de Chaumont sur Loire en forêt de Fontainebleau
10 septembre 2009, 07:46
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Le lendemain nous nous arrêtons à Chaumont sur Loire. Décidément, j’aime pas les bords de Loire. Une foule impressionnante arpente encore le route des châteaux et pourtant  le soir lorsque nous cherchons un restaurant pour dîner, nous ne trouvons rien en dehors d’une pizzeria rebutante. Pourtant en prolongeant la promenade dans le village, qui devait être de pêcheurs, dans l’enfilade des maisons, le long de l’unique route qui file le long de la rivière nous découvrons un hâvre enchanteur. Nous sommes sauvés. »Les Hortensias bleus ». L’endroit nous semble familier. Un délicieux jardinet fait office de terrasse. Les fées se sont arrêtées ici. La mère grave de très belles estampes et la fille cuisine des tartes toutes droit sorties de son imagination. Les produits sont locaux. La conversation agréable. Nous repartons enchantés avec quelques estampes sous le bras.

Le lendemain il nous faut repartir. Le paysage que nous traversons pour rentrer à Paris est triste et monotone. Heureusement la forêt de Fontainebleau où nous nous arrêtons pour un dernier pique nique se montre fraîche et accueillante. Nous déjeunons, attablés à l’abri des arbres. Quelques randonneurs à cheval rentrent dans notre champ de vision puis disparaissent. La curiosité nous pousse. IL est encore tôt et le chemin du retour n’est plus très long.

Nous partons en promenade. A l’orée du bois, nous découvrons des petits villages en pierre de taille que nous ne connaissions pas, puis plus loin, le majestueux château de Courrances  dressé au centre d’un parc parfaitement domestiqué. Puis il nous faut nous résoudre à rentrer. Le temps se couvre.

Comme nous nous approchons je suis frappée par la laideur déprimante des abords de Paris. Le ciel s’obscurcit. A peine nous engouffrons nous sur le périphérique, que nous sommes surpris par une pluie poisseuse qui déchire l’horizon. Cette fois nous y sommes.

Trois jours plus tard, un soir frileux, bravant, le froid et la pluie, notre malle à pique nique arrimée dans le coffre, munis de plaids, de parapluies, de poulet rôti, de fromage crémeux, de vin de Bordeaux et de tarte aux fruits nous partons pique niquer …au bois de Vincennes !

 

Chaumont sur Loire

Chaumont sur Loire